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LES LIEUX DE PATRIMOINE D’AMBLAINVILLE

 

L’église Saint-Martin

Avant d’accéder au statut de monument historique en 1982, l’église Saint-Martin d’Amblainville évolua au gré des innovations de l’architecture religieuse, traversant toutes les péripéties de l’histoire de France et du Vexin. Édifiée au XIe siècle roman, agrandie durant le XIIIe siècle des bâtisseurs de cathédrales, embellie à la Renaissance, elle sera transformée intérieurement au XIXe siècle par la volonté d’un homme exalté, l’abbé Eugène Barret, qui la fera décorer d’extravagants décors néogothiques. Un ouvrage consacré à l’église saint-Martin est disponible à la mairie et à la bibliothèque municipale d’Amblainville, ainsi qu’à l’office de tourisme à Méru. Prix 6€. Il est aussi consultable en ligne (voir en bas de page).

La maison de justice

Située rue du Pavé, cette maison fait partie d’un vaste corps de ferme. Certaines décorations à lancettes permettent de penser que le bâtiment principal offre encore des vestiges importants du XIIIe siècle. La tour d’escalier, large et carrée à encorbellements à ressauts date du XIVe siècle. Elle est pourvue de latrines à double siège, logées dans une petite bretèche accrochée à la façade. Selon la légende, Saint Louis aurait rendu justice dans cette demeure. Il est plus probable que ce nom rappelle plus simplement le droit médiéval des seigneurs de rendre justice sur leurs terres.

Le château de Sandricourt

L’actuel château est un élégant corps de bâtiment, construit au XIXe siècle à l’emplacement d’une ancienne forteresse médiévale dont il ne subsiste que la chapelle (ISMH en 1991). La terre de Sandricourt fut aux Hédouville avant 1493, date où elle passa par héritage aux Saint-Simon. On se souvient encore du nom du Pas d’armes de Sandricourt, un tournoi fameux par le luxe qu’y déploya toute la haute noblesse présente.
Toute une lignée de Saint-Simon, marquis de Sandricourt, le possède jusqu’en 1755, puis il est vendu à une vieille fille, Catherine-Auguste de Banne, marquise d’Avéjan, fille unique de Louis de Banne, qui devient titulaire de cette baronnie en 1767. C’est elle et son neveu le comte de Banne qui construisent la demeure que nous voyons en remplacement de l’ancienne forteresse médiévale détruite au XIXe. Elle meurt dans son château de Sandricourt, le 19 août 1767 et la baronnie d’Avéjan passe à Pierre de Banne, seigneur de Montgros. Presque tout le XIXe, Sandricourt est aux Beauvoir qui rendent la chasse fameuse. Le parc du domaine de Sandricourt est réalisé entre 1880 et 1900 par Henri et Achille Duchêne, deux architectes paysagistes (père et fils),
Au XXe, la propriété est rachetée et considérablement agrandie par le milliardaire américain Monsieur Goelett. Pendant la seconde guerre mondiale, les bois de Sandricourt sont occupés par les nazis et leur état major. Ils servent de rendez-vous de chasse pour les officiers supérieurs qui viennent y chasser (Goering lui-même grand chasseur, y fait un séjour à cette époque).

Le prieuré Saint-Pierre

Fondé au XIIe siècle, doté d’une chapelle, il a appartenu, comme l’église Saint-Martin, à l’abbaye bénédictine Saint-Martin de Pontoise. On y découvrit 80 sarcophages en 1835. Ce prieuré a été transformé en logements.

La ferme de la Trinité

À quelques kilomètres d’Amblainville, cette ferme-hameau est un rare témoin des petits prieurés ruraux d’époque médiévale. Il s’agit d’une ancienne dépendance de l’abbaye Saint-Martin de Pontoise, puis de l’ordre des Trinitaires, appelé aussi ordre de la Rédemption des captifs et fondé à l’initiative du Français Jean de Matha (1154-1213), à l’époque des croisades, pour accueillir des captifs libérés de Terre Sainte.
De ce modeste prieuré aux champs où résidaient quelques frères, il ne subsiste qu’une chapelle gothique du XIIIe siècle, à trois travées, agrandie au XVIe siècle, aménagée en logement au XVIIe siècle et désaffectée depuis le 18è siècle. Le chœur rectangulaire est décoré latéralement de lancettes ornées. Le chevet est percé d’un triplet tout à fait analogue à celui de l’église Saint-Martin d’Amblainville. La belle charpente est en coque de navire renversé. La chapelle est inscrite partiellement à l’Inventaire supplémentaire des Monuments Historiques depuis 1988.

La ferme du Fays aux Ânes

Ancienne seigneurie, dépendance de l’Abbaye Notre Dame du Val à Mériel dans le Val d’Oise, elle a également appartenu à l’ordre hospitalier des Trinitaires qui s’était spécialisé dans le rachat des prisonniers chrétiens tombés aux mains des infidèles. En signe de pauvreté, les moines ne pouvaient se déplacer qu’avec des ânes, d’où le nom de la ferme. Cette ferme-hameau est située à proximité de la ferme de la Trinité.

 

 

Vous pouvez consulter en ligne le livre sur l’ Église saint-Martin d’Amblainville (Collection l’Agorathèque – Éditions de l’Agora des Arts - septembre 2010) ISBN : 978-2-919064-01-4.